la patience quiète des pissenlits ardents
au tournant
je contredis la route par les méandres profonds
coupant à travers champs
vers un but
l’horizon
inatteignable
et ajourné
l’infini pour destination
j’emmène avec moi tout l’incommensurable du pas
après le pas
tout
ce qui échappe au nombre trouve en moi son sherpa
chaque jour
la lecture du monde creuse les pupilles
là où pas une âme ne remonterait d’eau
que de joues
basses
et si peu de larmes
où quatuors feraient chavirer la mer
je porte
soleil sur les épaules
tout le poids de la joie
d’est en ouest
jusqu’à la nuit interminable
où graverai dans son écrin
comme une étoile définitive
La parole aux lecteurs
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